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Ouverture des NAO 2022/2023

Les négociations annuelles obligatoires ont commencé le 14 novembre.

Il est l’heure pour les dirigeants d’entreprise de donner de la perspective aux salariés, de leur octroyer une revalorisation digne de la place que l’entreprise ambitionne pour eux.

Il faut conclure avec les salariés un véritable pacte de progression salariale qui leur donne envie de s’investir, afin de redonner sens et attractivité à l’entreprise. Cette attractivité passe par le niveau des salaires, par de bonnes conditions de travail, de bonnes conditions sociales et sociétales.

 

REPARTISSONS PLUS JUSTEMENT LES RICHESSES ISSUES DU TRAVAIL !

QUELLES SONT LES PROPOSITIONS DE LA CFE-CGC ?

 

La valeur ajoutée créée par les entreprises est due en grande partie au travail et à l’investissement des salariés. Pour la CFE-CGC, cela justifie une répartition juste et équitable. La part de la valeur ajoutée revenant à la rémunération du travail doit augmenter.

Le salaire n’est pas la seule variable permettant d’améliorer l’attractivité de l’entreprise. De nombreux accords d’entreprise peuvent participer aux bonnes conditions de travail des collaborateurs.

 

    • Une augmentation générale au niveau de l’inflation

En plus de cette requête, et au cas où l’inflation continuerait d’augmenter, nous avons demandé une réouverture automatique des NAO en cas de revalorisation pour la deuxième fois du SMIC (dans la même année).

Egalement, au cas où les mois de novembre et décembre impacterait beaucoup l’inflation annuelle, nous demandons un ajustement automatique de l’AG pour toute inflation supérieure à 6% sur l’année. C’est à dire, si l’inflation termine à 6,5%, nous demandons automatiquement 0,5% de revalorisation salariale.

Concernant les augmentations individuelles (AI), comme l’année dernière, nous demanderons que soit précisé le pourcentage de la masse salariale attribuée aux AI pérennes et aux primes spot.

    • Une prime exceptionnelle

Rien n’oblige la Direction à verser une prime exceptionnelle de fin d’année basée sur les résultats et il ne nous appartient pas de négocier cela.

Cependant, compte-tenu des résultats encore plus exceptionnels cette année que l’année dernière, nous espérons une surprise plus importante que l’année dernière. 😉

    • Un forfait mobilité

Thème cher à vos élus de la CFE-CGC, nous avons obtenu l’année dernière une ouverture de négociation sur la mobilité, sujet repris par le pôle RSE de l’entreprise. Nous avons demandé, dans ce cadre, la mise en place d’un forfait mobilité (dispositif étatique) pour encourager les moyens de transports verts.

    • Un maintien de l’effort pour harmoniser les salaires entre femmes et hommes

A poste égal, salaire égal. Seuls le poste, l’historique de carrière professionnelle et les compétences doivent prévaloir dans la rémunération de base hors ancienneté. Aucun autre critère ne doit être pris en compte.

Nos efforts sur ce sujet finiront par payer ! Nous en sommes convaincus ! L’entreprise doit poursuivre sa revue des situations d’inégalité salariale.

    • Une prise en charge par l’employeur de l’augmentation de la mutuelle

Le coût de notre mutuelle va augmenter de 2,5% à compter de l’année prochaine. Même si l’employeur paye déjà une grosse partie de la mutuelle obligatoire, nous avons demandé que les collaborateurs ne soient pas impactés par cette hausse de tarif. La santé des collaborateurs est importante, l’employeur doit être concerné.

    • Une augmentation du budget des ASC

Ce budget n’a jamais été revalorisé. Pourtant, les CSE subissent comme tout le monde l’inflation et leur budget est grignoté chaque année.

    • Une révision de la prime journalière du télétravail

Nous sommes au seuil « classique » de l’URSAAF concernant la prise en charge du télétravail (avec exonération des cotisations et contributions sociales).

Lorsque le montant versé par l’employeur dépasse cette limite, l’exonération de charges sociales pourra être admise à condition de justifier de la réalité des dépenses professionnelles supportées par le salarié.

    • Une revalorisation de la prime d’ancienneté

1% tous les 2 ans, avec une limite à 10%, cela est trop peu pour maintenir l’attractivité. Pour exemple chez MSC France, la prime d’ancienneté est de 2% tous les 2 ans avec une limite à 24% !

    • Une politique d’intéressement plus participative avec un abondement au PEG

Actuellement l’intéressement fonctionne avec un seuil de déclenchement (résultat net en-deçà duquel il n’y a pas d’intéressement), des seuils de versement (entre les lesquels l’intéressement reste le même malgré l’augmentation du résultat net) et un seuil maximal (au-delà duquel l’intéressement reste le même, quel que soit le résultat net).

Nous avons demandé un déplafonnement exceptionnel de l’intéressement à la limite légale pour l’année en cours (20% de la masse salariale).

Cet intéressement peut également être accompagné d’un abondement supplémentaire de la part de l’entreprise.

    • Une revalorisation de la médaille du travail

Il existe 4 échelons de médaille du travail.

  • argent : 20 ans
  • vermeil : 30 ans
  • or : 35 ans
  • grand or : 40 ans

Il s’agit d’une vraie reconnaissance de l’engagement des collaborateurs. Nous demandons que cet engagement soit mieux valorisé qu’aujourd’hui.

    • L’augmentation du nombre de berceaux dans les crèches

Nous disposons de berceaux dans deux crèches. Cependant il y a de nombreux dossiers en attente. Cela pèse sur la charge mentale des parents. Facilitons la vie aux parents, facilitons l’accueil des enfants.

    • La gratuité du parking

Est-il toujours nécessaire de payer pour stationner son véhicule au sein du parking de la Tour ? N’est-il pas possible d’optimiser encore l’utilisation et la fréquentation du parking ?

    • La gratuité du café

Vous avez été plusieurs à nous en parler, et à nous faire remarquer, qu’il serait agréable, dans un Groupe comme le notre, de ne plus avoir à payer son café…

    • Des maillots de l’OM !

C’était histoire de finir sur une petite blague ! 😉

 

Certaines de ces mesures sont en discussions depuis de trop nombreuses années. Il faut aujourd’hui profiter de la disponibilité de la richesse pour investir massivement et rapidement sur le premier atout du Groupe : ses collaborateurs.