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Ce qu’il fallait retenir du CSE Central du mois de décembre !

Aujourd’hui se tenait le dernier CSE Central de l’année 2021, l’occasion de faire le point sur l’année et prévoir l’année suivante. Nous avons interrogé la Direction sur les gros sujets de l’UES Maritime.

 

  • Point sur la situation de la flotte CMA CGM, notamment la flotte RIF

50 navires supplémentaires en 2021. 44 navires en commande ou en cours de construction, la plupart au LNG.

La flotte en propriété est en hausse (+ 29% d’ici fin 2022), avec 253 navires en propriété au total.

29 navires battront pavillon français, contre 33 initialement prévus, à cause de difficulté de recrutements de marins français formés.

Actuellement 22 navires LNG, et 38 sont en commandes.

Avis CFE CGC : nous saluons la volonté d’augmentation de la flotte sous pavillon français. Le problème du recrutement de marins français est récurrent depuis plusieurs années et ne peut être réglé sans un plan ambitieux avec une vision à long terme. Par exemple, pourquoi ne pas s’inspirer du secteur hospitalier ou du Service de Santé des Armées, qui payent les études aux prétendants en échange d’un engagement à travailler pour l’institution pendant plusieurs années ? L’attractivité du métier doit également être améliorée.

 

  • Impact de la congestion portuaire sur l’activité shipping (surcoûts, retards…)

La Direction est restée relativement floue sur ce point, expliquant à grands coups de chiffres que s’il y a eu des surcoûts, ils ont été totalement effacés par la hausse des taux de fret directement liée à cette congestion portuaire. C’est un peu le serpent qui se mord la queue. Toujours est il que la congestion devrait perdurer en 2022 puis décliner en 2023. C’est ce qui a conduit la CMA CGM a acheté le terminal FMS (Fenix Marine Service) de Los Angeles afin de diminuer la congestion sur la West Coast US (terminal avec possibilité d’extension).

 

  • Retour sur le projet d’acquisition du terminal FMS (Fenix Marine Service)

Les élus du CSEC avaient été informés de cet investissement le 11 septembre lors d’un CSEC extraordinaire. La confidentialité de l’investissement ne nous a pas permis de vous en parler à ce moment-là.

FMS est l’un des 12 terminaux portuaires de la baie de San Pedro (entre Los Angeles et Long Beach). Contrairement à ses principaux concurrents, CMA CGM n’opérait pas en propre de terminal dans cette baie. Il s’agissait donc d’un investissement stratégique dans une zone à forte congestion et où les opportunités d’acquisition sont rares.

CMA CGM possédait déjà 10% du terminal. Une offre ferme a été faite fin octobre avec la signature du contrat d’acquisition le 1er novembre. L’achat devrait être terminé fin décembre ou en tout début d’année 2022.

Avis CFE CGC : nous suivons avec beaucoup d’intérêt les investissements de la CMA CGM à travers le monde. Nous souhaitons que ces investissements permettent l’extension du Groupe et sommes vigilants à ce qu’ils ne conduisent pas à délocaliser les emplois.

Sur le point précis de l’acquisition de FMS, il faudrait plutôt parler de « rachat du terminal ». En effet, ce terminal appartenait déjà à CMA CGM, acquis mi-2016 lors du rachat de NOL (le terminal s’appelait alors GGS). Nous l’avions alors cédé pour permettre le désendettement lié à cette acquisition.

Si certains pointent un retour en arrière pour la CMA CGM, nous espérons au contraire que ce rachat (au double du prix de la cession) et les investissements prévus permettront de renforcer la présence de CMA CGM aux Etats-Unis. A défaut, que cela permettra une belle revente en cas de coup dur (que nous ne souhaitons pas).

 

  • Conséquences de l’augmentation du prix du LNG / impact financier / mesures prises pour atténuer l’impact / quid de la livraison de prochains navires LNG

A fin septembre 2021, le total des dépenses du Groupe en carburant représentait 9% du chiffre d’affaires. Seul 3% de ces dépenses concernent le LNG.

Avis CFE CGC : certes, l’impact d’une hausse du LNG reste faible compte-tenu des dépenses globales du Groupe en carburant. Cependant, avec une flotte LNG en augmentation, il faudra surveiller ce point dans les années à venir.

 

  • Information sur l’impact d’une éventuelle réforme de la taxe au tonnage en défaveur des navires plus polluants y compris sur le redéploiement de la flotte

La taxe au tonnage est un mécanisme de taxation qui peut être appliqué aux armateurs. La taxe est déterminée par le tonnage net de l’ensemble de la flotte de navires exploités ou utilisés par une entreprise. C’est sur la base de cette variable que la fiscalité est ensuite appliquée. La taxe perçue est indépendante du volume de matériel transporté et du bénéfice d’exploitation de la compagnie. Dans la pratique internationale actuelle, les régimes de taxation au tonnage sont utilisés pour encourager la modernisation et l’amélioration des performances environnementales des flottes marchandes.

Une réforme est en discussion, mais il reste beaucoup d’incertitudes sur les textes, non définitifs, non votés. A priori, avec le nouveau texte, le Groupe aurait la possibilité d’amortir plus rapidement le surcoût de l’achat de navires « verts » (dispositif de sur-amortissement).

 

  • Conséquences économiques et opérationnelles du Brexit

Aucun impact du Brexit pour le Groupe.

 

  • Point sur les problèmes informatique et réseau dans les agences

Les soucis concernaient essentiellement le site du Havre, avec de gros ralentissements liés à Zscaler et à l’emplacement d’un datacenter sur Paris, ainsi que des problèmes plus globaux dans le module Spot-On (e-commerce).

A l’heure du CSE Central, tous les problèmes étaient réglés.